Les inventions du cinéma dans l'histoire

 

La photographie, mise au point en 1829 par Nicéphore Niépce et Jacques Daguerre, se perfectionne. En réalité, on peut trouver les premiers spectacles d’écran dès le XIe siècle sur les marchés persans, avec les « lanternes magiques », ancêtre des appareils de projections, qui envoyaient des images non-animées.

 Le XIXème siècle fut la période de l’apparition du cinéma. Le cinéma n’est pas apparu spontanément. Il fut le travaille de plusieurs années de recherches sur l’animation des images.

Voici les premières inventions qui vont mener au début du cinéma : 

Le phénakistiscope

       Le phénakistiscope est un jouet optique donnant l'illusion du mouvement fondé sur la persistance rétinienne. Il a été inventé par le Belge Joseph Plateau en 1832.

 

 

     Il comporte un disque rond en carton, percé de fentes, sur lequel un mouvement est décomposé en une suite d'images fixes, et un manche permettant son maintien pendant sa rotation. Pour reconstituer le mouvement, le spectateur se place en face d'un miroir et positionne ses yeux au niveau des fentes du disque, du côté sans dessin ; il fait ensuite tourner le carton ; les fentes en mouvement ne laissant apparaître l'image reflétée dans le miroir, qu'un très court instant. Le carton entre celles-ci cache l'image quand cette dernière s'échange pour la suivante, servant ainsi d'obturateur. L'œil ne voit donc que des images fixées par la persistance rétinienne, les unes après les autres, ce qui donne une sensation d'animation quand le carton tourne à la bonne vitesse.

 

 

Le zootrope

Le zootrope est un appareil optique inventé en 1834 par William George Horner. Se fondant sur la persistance rétinienne, le zootrope permet de donner l'illusion de mouvement.

 C’est un tambour percé de fentes sur sa moitié supérieure, il abrite à l'intérieur une bande de dessins décomposant un mouvement. Le tambour est fixé sur un axe dans sa base inférieure, ce qui permet de tenir le zootrope d'une main et de faire tourner le tambour de l'autre. En regardant fixement l'intérieur à travers les fentes, les dessins s'animent.

 

 

 

 

 Le praxinoscope

     Le praxinoscope reprend le principe du zootrope de William George Horner d'une bande amovible imprimée d'une série de 12 dessins décomposant un mouvement cyclique. Cette bande est disposée à l'intérieur d'un tambour tournant autour d'un axe servant accessoirement de pied.

Émile Reynaud ajoute à l'intérieur du tambour, tournant sur le même axe, un cylindre à facettes sur lequel sont disposés 12 petits miroirs reflétant chacun un dessin. Un bougeoir sur la partie supérieure de l'axe agrémente l'objet.

Avec le système de cylindre de miroirs, le spectateur ne visionne qu'un dessin à la fois : celui reflété dans le petit miroir qu'il a en face de lui. Avec la rotation du tambour, les images se substituent les unes aux autres sans obturation.

 

 

 

 

Le Kinétoscope

Le kinétoscope est l'un des premiers appareils de visualisation cinématographique. Ce n’est pas projecteur. Il a été conçu pour qu'une seule personne puisse visionner l'image par le biais d'une fenêtre.

 

  

 

 

 

 

 

 

Les lumières

De la course à la représentation publique du cinéma proprement dit, Louis Lumières fut en son temps, l’incontournable vainqueur.

 

 En 1895, voilà déjà une décennie que les expériences en laboratoires se multiplient. Mais aucune ne retiennent réellement l’attention. Ce n’est pas le cas pour la fameuse représentation du 28 décembre 1895 que propose Louis Lumière au Grand Café boulevard des Capucines à Paris : elle connaît en triomphe. Les films projetés sont entre autres ‘L’arrivé du train à Ciotat’ et ‘La sortie de l’usine’. Le succès rencontré par le cinématographe à son apparition vient du puissant sentiment de réalisme éprouvé par les premiers spectateurs, malgré l’absence du son, du relief et de la couleur.

 

 

 

      

L'arrivée du son

   Les premières recherhes sur le son, provisoirement abandonnées dans les années 1900, reprennent au cours des années 20, aux Etats-Unis et en Europe. Ce sont les ingénieurs d'une filiale de l'Américain Telephone and Telegraph, qui mettent au point le vitaphone, composé d'un phonographe et d'un projecteur. Mais ce procédé pose des problèmes de synchronisme et sera vite remplacé par le système du son optique où son et image, portés par un même support, sont automatiquement synchrones.

                                          

                                                                                 Le Vitaphone

   La Warner est la première compagnie à se lancer dans le cinéma parlant. Elle produit d'abord une série de courts métrages puis, en 1927, Le chanteur de jazz, réalisé par Alan Crosland, premier long métrage dans lequel un acteur parle. Les dialogues restent cependant minimalistes et laissent la priorité à la musique. En 1927, le succès est déja complet. La Fox ne tarde pas à imiter la Warber, mais pour se spécialiser dans les activités sonores. Bientôt, tous les studios hollywoodiens sont entrainés dans l'aventure du parlant. Les chercheurs européens talonnent de près les Américains, le son conquiert presque en même temps le vieux continent.

                                         

                                                Le chanteur de jazz (1927)

 

L'arrivée de la couleur 

   

L’arrivée de la couleur au cinéma a eu un impact différent de l’arrivée du son. En effet, le son a provoqué la disparition relativement brutale du muet, tandis que la couleur a eu une influence plus mitigée : le noir et blanc continuait à persister, aux côtés de la couleur. Il faut attendre la fin des années 1960 pour que la couleur s’impose finalement, bien que certains films soient encore tournés en noir et blanc, par choix esthétique, comme Rusty James de Francis Ford Coppola ou Raging Bull de Martin Scorsese.

Tout comme pour le son, diverses solutions avaient été envisagées pour pallier l’absence de couleurs, même avant les années 1900. Durant les prémices du cinéma, on peut citer Émile Reynaud, qui, grâce à son théâtre optique, proposait au public des dessins animés en couleur dès 1892. Après l’apparition des procédés cinématographiques, Georges Méliès fit colorier à la main son film Le Manoir du diable (1897). De même, en 1906, Pathé fait monter une usine de coloriage pour ses films, mais rien de bien convaincant encore. Les procédés de coloriage sont toutefois très courants à l’époque.

                                 

            Pauvre Pierrot (1891) de Émile Reynaud              Usine de coloriage Pathé 

 

Un procédé est commercialisé en 1911 : le Kinémacolor, mis au point en Angleterre par Charles Urban. Le brevet décrivait une caméra dont l'obturateur contenait un filtre rouge orangé et bleu vert, de manière à donner à l'image de la couleur : une fois sur deux, l'image était rouge orangé, l'autre fois, elle était bleu vert. L'enchaînement des images donnait l'impression de couleur au film.

 

  Dès l'époque du cinéma muet, existe le Technicolor dit bichrome (basé sur deux couleurs primaires). Il consiste en une synthèse additive bichrome (projection avec double objectif de films à filtres couleurs).
Ce procédé a été utilisé, par exemple, pour plusieurs séquences du film américain Redskin (1929), de Victor Schertzinger.
  Au début des années 30, est mis au point le Technicolor trichrome, utilisant les trois couleurs primaires : rouge, vert et bleu. Herbert Kalmus va mettre au point en 1932 la caméra qui permet de filmer tout en couleurs : la caméra Technicolor trichrome. Elle gère trois négatifs noir et blanc à la fois, entraînés en synchronisme parfait, l’un étant sensible au rouge, l’autre au vert et le dernier au bleu. Ce procédé nécessitait beaucoup de soin lors du tirage final, afin que les trois images se superposent exactement sur la copie. Le premier long métrage de fiction en Technicolor trichrome serait Becky Sharp (1935) de Rouben Mamoulian.

Becky Sharp (Premier long métrage réaliser avec le technicolor trichrome)

En 1953, le procédé Eastmancolor(procédé inventé par Kodak en 1950) assurera l’avenir des films en couleur comme disait monsieur Jean Michel Bertrand, Le technicolor imposait un échange intense afin de pouvoir impressionner les trois couches sensibles à travers un jeu de prismes.  Cet éclairage uniforme produit face à la scène’’ écrasait les valeurs et le modelé. On obtenait des teintes plates réagissant vivement les unes aux autres. Dans le meilleur des cas, c’était une coloration de vitrail toujours en conflit avec le relief et les volumes et, dans le pire, une sorte d’imagerie prétentieuse, dépourvue de la naïveté et du charme de véritables images d’Épina’’.

  L'Eastmancolor est un procédé, lancé par Kodak, de reproduction de la couleur utilisé dans de nombreux films des années 1950. Contrairement au technicolor, ce procédé impressionne les 3 couleurs de base (Rouge, Vert, Bleu) sur une seule et même pellicule, ce qui a permis une meilleure fidélité aux couleurs.

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