Les réactions de la société face au début du cinéma

La sociologie du cinéma étudie plusieurs aspects de la culture cinématographique : qui fait les films et pourquoi ? Qui voit les films, comment et pourquoi ? Que voit-on, comment et pourquoi ?

 

  • 1895-1910 : la guerre industrielle,

La guerre de l'invention devient durant les quinze premières années du cinéma, une guerre industrielle. Partout des films se réalisent , des courants naissent, des noms, des titres s'imposent.

La France connaît sa première baisse de fréquentation des salles en mai 1897, baisse renforcée par le non-renouvèlement des films. Le cinéma par « la bonne société » et devient un spectacle forain. Charles Pathé (1863-1957), puis son rival Léon Gaumont (1863-1946) vont alors revitaliser le cinéma français.

En 1905, on ouvre à Pittsburg (Etats Unis), le premier nickelodeon (une entrée coutait 5 cents soit un nickel). Les salles se développent à une très grande vitesse. En 1910, on compte 10 000 salles aux Etats Unis.

En France les premières années du cinéma sont marquées par deux tendances associées à deux grands noms : Lumière et Mièles. Les frères Lumières font du cinéma documentaire : ils forment et envoient dans le monde entier des opérateurs chargés de rapporter des vues exotiques. Ils deviennent producteurs et distributeurs.

Mièles, homme de théâtre, se situe du coté de la fiction et de la fantaisie. A ses tours de magies, il ajoute des trucages cinématographiques.

Les Lumière s’éclipsent au environ de 1900, laissant la place à celui qui deviendra un sérieux rival pour Mièles : Pathé.

  • 1910-1930 : la naissance d’Hollywood,

Hollywood : une ferme qui devient une ville, puis la capitale du cinéma américain, et finalement la capitale du cinéma mondiale.

Situées loin des redoutables autorités de la MPPC (Motion Picture Patents Company, était une compagnie créée en 1908 et dirigée par Thomas Edison et Jeremiah Kennedy. Elle avait le monopole de la vente de pellicules et percevait une taxe de deux dollars par semaine des exploitants de salle pour l'utilisation du projecteur breveté) de New York, offrant des conditions de tournages exceptionnelles et paysage très varié, Hollywood attire au début du siècle nombre de producteurs de cinéma.

Le premier conflit mondial donne naissances aux films de guerres. Ince, Griffith, Chaplin, Sennet proposent chacun « leur version des faits ».

En Europe, après le conflit, le cinéma est très affaibli tandis qu’à Hollywood il se porte à merveille, d’où une vague d’émigration des talents européens vers le nouveau monde. Les films américains envahissent les marchés européens.

 

  •  La France des années 20,

Si les années 20 marquent l’essor du cinéma américain, elles sont celle du déclin économique de l’industrie du cinéma français. Cependant bien que peu nombreuses, les films produits en Frances sont d’une grande variété ; allant du produit commerciale pur aux expériences les plus avant-gardistes.

En 1920, l’industrie cinématographique française est en plein déclin. La tendance des années 1900 s’est inversée. En effet, les films français qui autrefois s’exportés un peu partout, se voient supplanter par leur venant des Etats Unis, sortant gagnant de la première guerre mondiale.

Charles Pathé abandonne définitivement ses responsabilités en 1930 apures avoir vendu ses actions, Gaumont a quelques années d’intervalle connait le même sort. La production est désormais assurée par de petites sociétés (on passe de 150 à 50 films par an).

 

  •  L’arrivée du son,

A la fin des années 20, le cinéma devient sonore. L’investissement dans les équipements étant lourd la rentabilité des films est plus que jamais essentielle. Les contraintes techniques font temporairement régresser le langage des images, provoquant la résistance des cinéastes.

 Les lourdes contraintes techniques font en effet passer au second plan les exigences esthetiques: lex caméras sont isol"és dans des sortes de sas insonorisés pour éviter aux micros d'enregistrer leurs bruyant ronflements. Les mouvements d'appareils sont rendus pratiquement impossibles. Les micros sont cachés dans le décor... Les tournages en extérieur ou en décor naturels sont exclus. Pour quelques temps, le cinéma est condamné au studio et a tendance a se figer. Mais en 2 ans, les progrès techniques sont fulgurants, le materiel s'allège , se simplifie, on fabrique la caméra silencieuse... Celle-ci retrouve alors sa mobilité et le cinéma son langage.

  • Le cinéma pendant la guerre

La guerre boulverse le cinéma français; les films allemands et américains expriment leur engagement, les films français nient la guerre.

C'est la France qui connaît les plus grands boulversement institutionnels. Sous l'occupation, on continu de tourné en zone libre, à Nice, au studio de la Victorinne,  où en zone occupée, pour la Continental Films, maison de production allemende qui finance des films français. En 1940, le comité d'oganisation des industries du cinéma prend des mesures plutôt avantageuses, telle l'avance à la production. Mais à ces mesures s'ajoute la censure du régime de Vichy, qui fait fuir un certain nombre de cinéastes et acteurs français a l'étranger.

Le cinéma prospère néanmoin, les films français ne patîssent pas de la concurrence des films américains, interdis par les Allemands. La fréquentation des salles est importante.

En Allemagne , ce n'est pas la guerre mais ses conséquences qui boulversent l'industrie cinématographique. En  1945, l'UFA est anéantie, ses studios détruits. Le cinéma allemand est quasi inéxistant. Il rennaîtra à la fin de la décénnie, avec, désormais, le cinéma ouest-allemand et le cinéma est-allemand. Durant la guerre , les quelques films allemands produits glorifient le régime totalitaire.

 Noam Chomsky précise ainsi que « La propagande est à la démocratie, ce que la violence est à l’état totalitaire ». Selon Sébastien Roffat, notamment auteur de « Animation et propagande », on ne trouve pas moins de propagande (c’est-à-dire de volonté de promouvoir des idées et des valeurs) dans les films d’animation de Walt Disney que dans le film de Leni Riefenstahl Le Triomphe de la volonté, pourtant souvent cité comme un modèle de cinéma de propagande.

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